Il faut un début...

 Il faut un début...
Tout comme chaque histoire, le début est indispensable. C'est encore reparti pour un nouveau projet, qui me tiens a c½ur. Une nouvelle aventure, un nouveau départ: Une nouvelle histoire.
C'est vrai que les classiques sont indémodables mais les nouveautés sont à découvrir et cette story en est une.
Entrez dans le monde de la rue de la périphérie de New York. Essayez de vous débattre dans cet univers qui ne correspond pas toujours au votre. Utilisons nos atouts pour lutter dans un monde de brut ou ne réside pas toujours la douceur.
Bref, a travers cette histoire, je veux vous transporter dans un tout autre univers que celui que je vous ais fait découvrir lors de ma première story. Aujourd'hui, je vous propose de partager avec moi les aventures d'une jeune fille qui débarque dans une ''banlieue'' près de New York. Le concept est totalement différent mais l'enjeu vaut peut-être la peine d'être vu. Comme le prouve le décor, nous quittons le monde tout rose pour pénétrer dans un monde obscur, pas toujours drôle mais peut-être plus réaliste.









"Cest un jeu, comme tout ce qui m'entoure
Tout n'est qu'un jeu
et tout se gagne..."











Bonne Lecture







# Posté le samedi 14 mars 2009 06:58

Modifié le lundi 31 août 2009 16:59

C'est juste pour prévenir!

C'est juste pour prévenir!








Une petite signature dans cette rubrique
et des coms à chaque article
Pour faire parti de la liste







# Posté le lundi 06 avril 2009 12:26

Le Casting

Le Casting

Sidney
Parker
Hilary Duff
Emy / Sam



Duncan Scott [Dunk]
C.M.Murray

Blaise Tucker [Cannibal]
Tyler Hilton

Izzie Scott [Izzie]
Hilary Burton

Zac Liomas [Zic]
Antwon Tanner

Linda Thomas [Lili]
Sophia Bush

Ryan Stilas [Stil]
James Lafferty

Lidi Rodriguez[Liti]
Michelle Rodriguez

Rike Dawson [Riki]
Wentworth Miller

Rafaël Liomas [Raf]
Amaury Nolasco

Karen Scott [Karen]
Moira Kelly

Tina James [Tia]
B.J Lenz

Marcus Moritani [Micro]
Lee Norris

Brian Mackild [Brian]
Bryan Greenberg

John Scott [Coach]
Barry...

# Posté le mercredi 08 avril 2009 17:51

Modifié le samedi 18 avril 2009 09:25

Il paraît qu'on voit toute notre vie défilée quand on meurt...(Sidney)

 Il paraît qu’on voit toute notre vie défilée quand on meurt...(Sidney)
__: Jeune fille de 19 ans, tension 10.5. Une balle dans la poitrine près de la clavicule. A perdu connaissance depuis environ 30 minutes et a perdu beaucoup de sang sur place. Mis sous oxygène dans l'ambulance.
__ : Très bien, appelé le docteur Grey, dans le bloc 6. Laissez Passer !!!


Plusieurs heures plus tard.

Il paraît qu'on voit toute notre vie défilée quand on meurt. En ce moment précis, je suis sous oxygène, je suis encore inconsciente mais je vis. Les médecins ont réussis à me sauver mais je ne suis pas encore sorti d'affaire. Du moins, en partie. Il faut encore que je me réveille et je ne sais pas pourquoi, je suis partagé entre deux mondes différents. L'oxygène me maintiens en vie mais mon esprit est ailleurs. Je ne sais par quels moyens des images de ma vie me revienne.

__ : Qu'est ce que tu fais là ? Baisse cette arme !
__ : Tu crois vraiment que je vais te laisser vivre après tout le mal que tu m'as fait ?
__ : Très bien ! Tu veux me tuer ? Vas-y ! Appuis sur la cachette ! Appuie !
__ : ....
__ : APPUIE !!!
__ : DUNCAN !!! NOOOONNNN !


Et le coup partit après une altercation entre une autre personne.

Je me suis interposé. Je ne voulais pas qu'il fasse de bêtise, je ne voulais pas que quelque chose de grave lui arrive. Alors quand j'ai vu l'autre lui hurlé d'appuyer, j'ai fixé Duncan pendant un long moment, j'ai vu des gouttes de sueur tombées de son front et sa main, tenant fermement son pistolet, j'ai cru qu'il allait lui obéir tellement sa haine était présente. Je suis sortie de ma cachette, j'ai crié de toutes mes forces et j'ai couru vers lui avant que tout ne dérape. C'est comme si la scène s'était passée au ralenti. Duncan et moi sommes tombés au sol, l'arme a glissé vers son ennemi et il a tiré sur le jeune homme. C'est à ce moment que j'ai ressenti un éclair dans ma poitrine, comme si, un harpon entrait dans l'eau aussi facilement que la balle entrant dans ma chair. J'ai eu le souffle coupé pendant un instant. Je ne sais comment, je me suis retrouvé allongée sur le dos, dans les bras de mon ami. La vision se trompait, plus ou moins floue. Mais j'ai vu qu'il examinait ce qu'il mettait arrivé, que sa respiration accéléra par l'angoisse. J'ai même remarqué qu'il avait passé sa main derrière mon épaule et regarda sa main, sans doute pleine de sang. J'entends encore sa voix me hurler, me supplier de rester avec lui. Je revois ses yeux, noyés par les larmes. Je revois sa rage sortir de sa bouche mais toute différente de celle que j'avais vu tout à l'heure. Je commence à m'endormir. J'ai froid d'un coup mais Duncan me tient fermement dans ses bras. Pourtant, je lutte. Mon souffle se ralenti mais je lutte, je veux rester avec lui une minute de plus pour tout lui dire.


__ : Duncan !.....
__ : Tais toi, je t'en pris ! Tais toi ! Les secours vont bientôt arriver ! Je t'en supplie tiens bon !
__ : Je...je...


Et mes yeux se sont fermés. Mais je n'ais pas encore perdue connaissance puisque j'ai entendu Duncan hurler de chagrin en voyant que j'étais partie. Tout est si trouble, tout est si angoissant ! Je sens mon corps se vider de mon sang et refroidir comme si j'étais en cours de décomposition. Mais après avoir passé entre les mains des médecins et des professionnels, je suis sous assistance respiratoire. Ils ne peuvent plus rien faire pour moi maintenant, c'est à moi de décider de mon sort. De là ou je suis, je vois mon corps branché à de multiple fils. Comment j'en suis venu à me retrouver là ? Par où commencer, une vie c'est tellement long mais je crois savoir par où commencer...


Je suis venu au monde en début de printemps et c'est ce même jour ou ma mère est partie retrouver les anges. Mon père, ce jour là, a perdu sa femme et a gagné une petite fille de simplement quelques kilos, innocente et fragile qui s'appelle Sidney Emy Parker. Parlé de ma mère a été assez rare mais jamais cachée, mon père m'a souvent raconté son histoire et pleins de choses sur elle, j'ai toujours rêvé de la rencontrer. Apparemment, ils étaient très amoureux et très heureux d'avoir un enfant. J'ai gardé quelques photos d'elle mais sa présence me manque.
Les années ont passées et mon père et moi vivions au jour le jour. Je ne le voyais pas souvent ou alors entre deux matches mais il a toujours été là pour moi. Lors des vacances pendant qu'il s'entraînait avec ses collègues, moi, j'étais dans les gradins, à l'admirer en train de jouer au basket. Je le trouvais vraiment exceptionnel. Le public l'avait surnommé le ''Legend Sam''. Il était le meilleur joueur de son équipe. Je me souviendrais toujours du premier match ou je suis aller le voir, il avait été tellement fort que c'est ce même jour ou je me suis promise d'être aussi forte que lui à ce jeu qui me fascinait. Ce sont les meilleurs souvenirs que j'ai de son époque. Un été, nous avons été sur un terrain de basket et nous avons joué toute la journée, presque tous les jours. Il m'a appris tout ce qu'il fallait sur le basket. Nous étions si proche, je l'aimais tellement. C'était mon meilleur ami et jamais je n'aurais pensé jouer sans lui dans son équipe. Il n'a jamais retrouvé de femme, il me répétait des millions de fois que j'étais la femme de sa vie, avant de me coucher.

Pourtant, même si cette période de ma vie était la meilleure de toutes, ceci à dû s'arrêter, brusquement. Il y a deux ans, mon père est mort d'une maladie cardiaque. Ma vie s'est arrêtée en même temps que la sienne. A l'époque, je n'avais que dix-sept ans mais je ne me suis jamais senti aussi seule et abandonnée. La seule chose qui m'a permis de revivre et de mettre fin à mon chagrin, c'est de continuer de jouer. J'ai terminé mes études, toujours dans le silence et dans la tristesse. Aujourd'hui, j'ai décidé de tirer un trait sur cette vie et continuer de vivre. Alors, je déménage à côté de New York, j'ai trouvé un petit appartement dans un quartier chaud ou le loyer est assez facile à subvenir. La maison familiale est trop difficile a vivre sans les souvenirs, alors, je l'ais vendu et cet argent me permettra de survivre le temps que je trouve un job et d'en mettre un peu de côté. L'argent n'est pas vraiment un souci pour moi, mon père m'a laissé son capital à sa mort.
Je suis sur le route pour mon nouvel appartement, cette longue route droite et interminable ne peut m'empêcher de repenser....

__ : Tu vois Emy, ton ballon dans ta main doit être en face du panier. Et quand tu lances, ton poignet doit se casser, tu comprends ?
__ : Oui, j'essaie ! (Elle le lança et il entra dans le panier)
__ : Tu as réussi ! C'est parfait !
__: Un jour papa, je serais aussi forte que toi !
__ : Je l'espère ma petite fille.


Et puis, il y a eu les matches ou il m'a vu.

__ : Emy écoute moi ! Il faut que tu fasses écran sur la 17, à chaque fois elle te sème. Tu passes le ballon à ta coéquipière et tu te démarques en bicyclette, tu cours vers le panier, tu réclames le ballon et tu marques ! Il n'y a que de cette manière que tu arriveras à remonter au score !
__ : D'accord, papa !


Je retournais sur le terrain, j'appliquai la technique de mon père dite quelques secondes plus tôt. Il ne restait plus que quelques secondes avant la fin du match, je suis démarqué, j'ai couru vers le panier et réclama le ballon. On me fit la passe et c'est au moment ou le temps fut écoulé que le ballon entra dans le panier et fut accordé. Mon équipe avait gagné, grâce à moi. Mon coach, mes coéquipières et les remplaçantes sont arrivés vers moi et m'ont soulevé en l'air, pour me félicité et me remercier a la fois. Dans l'air, j'ai vu mon père, sauter de joie et très fière de moi. Je crois que c'est le moment que je garde le plus en mémoire. Son sourire, ses yeux, sa fierté, tout était réuni pour que ce match reste gravé dans mon esprit et lui avec.

Ma nouvelle vie a commencé, au printemps, quand j'ai arrêté ma voiture en face du pavillon de ma nouvelle maison. Tout est revenu d'un coup, comme d'un haut le c½ur : le décès de mon père, l'abandon de mon rêve et la vente de la maison de mon enfance. C'est en enlevant les cartons du camion de déménagements que j'ai compris que j'avais tout plaqué, tout abandonné depuis ce chamboulement, et en faisant des allés retours dans ce nouveau foyer, j'ai pas arrêté de me demander si je faisais ce qui était bon pour moi. Bien que la question et les remords me trottaient dans la tête, je savais pertinemment que je n'avais plus le choix. Quand j'eu terminé de vider le camion, je me suis affalé sur mon canapé et j'ai regardé en face de moi. Inconsciemment, j'ai remarqué que la baie vitrée donnait une vue assez particulière. Je me suis levée et je me suis avancée vers cette vue. C'est à ce moment que j'ai constaté que cette fenêtre m'ouvrait sur tout le quartier. Au loin, j'apercevais les grattes ciels de New York. J'ai redescendu mon regard plus bas et j'ai remarqué que des gamins s'amusaient dans la rue, jonglaient de trottoir en trottoir pour se faire des passes, a taquiné la balle. C'est à cet instant que j'ai compris que ce quartier me détrompait d'une certaine manière des questions que je me posais et des réponses que je me disais. Mais mon angoisse est revenue au galop. Mon regard s'est mis à flotter dans l'espace. Pris d'une certaine bouffée de nostalgie et de mélancolie, j'ai préféré m'occuper l'esprit et commencer mon emménagement.
Le soir venu, il ne restait plus que ma chambre à ranger. Je me assise sur mon lit, j'ai mis sur mes genoux une boîte en carton de toutes les couleurs. Je l'ais ouverte et posé le couvercle sur ma couette et j'ai scruté l'intérieur. J'ai d'abord constaté mon diplôme de meilleures joueuses de la saison, dans un cadre en verre, au dessus. Je me rappelle encore, comment j'étais fière de moi quand j'ai décroché ce titre. Mon père était si content pour moi. Je ressens ma mélancolie me prendre a la gorge, je pose mon cadre sur mon lit pour continuer ma recherche. Je remarque que mon cadre préféré avec la photo de mon père et moi est ici, je la prends entre mes mains. Un sourire se dessine sur mon visage quand je repense au moment où nous avons pris cette photo, nous étions heureux tous les deux, à cette époque. Et puis, je revois sa casquette favorite de New York, qu'il portait tout le temps. A sa disparition, je l'ais gardé et je l'ais tout le temps porté, d'ailleurs, elle est ici, dans cette boîte. Je la prends dans mes mains, effleure du doigt le logo et repense encore à lui. Cette fois ci, c'est la colère qui a pris possession de moi, énervé par cette époque révolue, j'ai remis cette casquette avec énergie ainsi que le cadre et le diplôme, comme pour en terminer avec ses souvenirs qui me dévorent. J'ai refermé cette boîte comme si je refermais un album photo avec tous les fantômes que ça faisait ressurgir. J'ai posé ma boîte sur le lit et j'ai soupiré. J'ai ravalé rapidement mes sanglots qui allaient arriver à grand pas. Un raz de bol de pleurer encore et encore m'envahissait alors j'ai levé les yeux et sans le vouloir, mon regard s'est posé sur mon ballon orange, posé sur ma commode. Mon meilleur ami, mon réconfort, toute ma colère et ma tristesse se sont envolé quand je l'ais vu. Je me suis levée et me suis avancé vers lui, je l'ais pris dans mes mains, comme si je le voyais pour la première fois et que je le découvrais et jouais ma carrière avec. A cet instant, j'ai mis mes baskets, mon survêt et mon ballon et suis parti de l'appart'. J'ai commencé à marcher dans la rue, à dribbler avec ma balle, histoire de l'entendre me chanter qu'il était content d'être avec moi. J'ai continué ma route, dans le silence et la lumière des lampadaires. Le silence ici se joue avec un fond de klaxon, de sirène et de musique de bar. Bizarrement, de cette démarche, je me suis senti apaisé. Et c'est quand je suis arrivé à cet endroit que je me suis arrêté. J'ai découvert, un terrain de basket désert, en face d'un fleuve. J'ai observé le panier de basket, le cercle rouillé, le filet usé, le panneau fatigué. Sincèrement, en l'admirant comme une ½uvre d'art, je me suis reconnu en lui, cherchant un sens, attendant quelqu'un pour redonner une existence à ma vie. Je suis entré sur ce terrain, comme si c'était le plus beau stade du monde, ému au fond de moi comme si je jouais le match de ma vie. Le silence pesant et tellement agréable me transporta vers un sentiment que je ne connaissais pas encore. C'était comme si toute cette tristesse, cette mélancolie, ce chagrin, cette colère qui me pesait tant sur le c½ur s'était envolée comme une plume au vent. Je crois que c'est à ce moment, dans cette pénombre, dans ce silence, dans cette solitude, que ma vie a véritablement changé.


# Posté le samedi 21 mars 2009 20:25

Modifié le mercredi 08 avril 2009 15:54

La routine a la particularité d'être ennuyante(Sidney)

Quelques jours après mon installation, j'ai fait des recherches pour trouver un travail et j'en ais trouver un, dans un restaurant, en tant que serveuse, c'est vrai que ce n'est pas très gratifiant mais ça me convient. C'est vrai que la routine a la particularité d'être synonyme de stabilité mais aussi la caractéristique d'être très ennuyante. Bref, en journée, durant mon service, je m'occupais des clients, commande et autres corvées. Mais le soir, je ne peux m'empêcher de penser a mon père, les nuits sont calmes et parfois pesantes, je rentre dans mon appartement, sans vraiment être fatigué mais lasser de cette tranquillité et assez de ce passé qui vent me rendre visite à chaque fois que le soleil se couche. Alors, je pris les choses en main, quand j'arrive chez moi, je monte dans ma chambre, enlève mon tee-shirt et ma jupe de service pour enfiler un jogging et le survêtement de mon père. Une fois prête, je mets la capuche et prend mon ballon orange, encore posé sur la commode comme à son habitude.
A quelques pas de chez moi, je retrouve ce terrain qui m'a fait un bien fou la dernière, étant donné que le terrain est désert, je crois que personne ne sera contre que je taquine la balle dessus. J'entre sur le bitume comme si c'était la première fois, je drible, j'entends le ballon me parler en touchant le sol. Avec cela, je ressens cette envie que j'ai en moi. Je commence à faire quelques pas, imaginant mon rival en face de moi, je le feinte et marque. Ensuite, j'attaque quelques lancers francs. Comme d'habitude, avec ma main casé que ma conseiller mon père et que j'ai gardé de lui, je n'en rate que très peu. Je retrouve son jeu à travers le mien, parfois, j'ai l'impression qu'il joue dans mon corps. Bref, une fois que je me sens prête a courir, je commence à feinter, m'exercer a quelques techniques : Lay up, double pas, passé va. Je fais comme si mon père était là, être rigoureuse et donner le meilleur de soi, même a un entraînement et même seule. J'imagine mon adversaire en face de moi, le passe et marque. Je continue encore et encore, sans jamais m'arrêter, sans jamais être lasser de ce jeu, au contraire, plus je le pratique plus ca me donne envie de faire mieux. Cette envie d'être la meilleure me vient de mon père, lui aussi était un perfectionniste mais lui, savait prendre la vie du bon côté et surtout, ne jamais oublier son objectif premier. Aujourd'hui, j'espère qu'il est fier de moi s'il me voit, j'espère que je suis celle qu'il attendait et celui qui lui ressemble. Pendant que je continue à jouer, j'imagine son fantôme autour de moi, avec sa casquette en train de m'applaudir et m'encourager.
Je continue à jouer mais bien malgré cette sensation d'imaginer mon père autour de moi, j'ai vaguement la sensation d'être espionner, j'ai l'impression que quelqu'un m'observe mais peut-être que c'est l'obscurité et le silence du terrain qui fait ça et en ce cas présent : son charme.
Bref, j'arrête de me faire de mauvaise idée et continuer mon jeu comme si j'étais en équipe, comme si je jouais en championnat. Mais en réalité, je m'amuse, je commence à me retrouver. Bien que je m'étais promis de ne pas recommencer a jouer parce que c'est ce jeu qui a tué mon jeu, c'est lui aussi qui me fait vivre. Je n'y peux rien, j'ai ça dans le sang et contrairement a ce que je me disais, ca me fait du bien de jouer.

Les jours passent et se ressemblent. Mon travail est sympa, l'équipe gentille mais la monotonie est toujours là et le quotidien ne change pas. Bref, je suis comme un automatisme qu'on allume le matin et qui recharge le soir. Car depuis le jour ou j'ai commencé à jouer sur ce terrain abandonné, j'y retourne tous les soirs. Pour me défouler ou simplement m'amuser je suis heureuse quand je joue. Dans la journée, je repense a mon jeu de la veille, mes défauts, ce que je pourrais améliorer et ce que je pourrais faire dans la soirée. Mon service terminé, je franchis la porte du restaurant et rentre chez moi. Je ne prends même pas la peine de me poser, me relaxer, je fonce dans ma chambre me changer et me revoilà repartir pour ma conquête.
Je n'ais pas conscience du temps mais j'ai l'impression qu'une heure est passée, une heure à jouer avec mon bon vieux ballon. Comme au début, j'ai toujours cette vilaine sensation d'être observé par je ne sais quoi, je ne remarque rien.
Tout à coup, je vis qu'une bande de jeune se ramène vers moi. D'après leurs vêtements, cela semble être des basketteurs. Je remarque rapidement leurs têtes, certains crâneurs, d'autres surs d'eux et je vis une jeune fille, plutôt jolie mais au visage, semble très timide. Mais y'en a un en particulier qui se mets en avant, il s'avance vers moi comme si j'étais un ami mais, je reste sur mes gardes. Je sais que je n'ais rien à faire ici et pourtant, je tiens à rester ici. J'arrête mon ballon et le mets sous mon bras et j'attends...Celui que je viens de remarquer viens vers moi et commence a m'agresser...


__ : Hey toi !
Sidney : Ouais ?
__ : Je me souviens pas t'avoir inviter sur mon terrain ?
Sidney : TON terrain ? Excuse, j'avais pas vu l'étiquette !
__ : Je vois que t'es nouvelle ? Et pas encore assez renseigné pour savoir à qui tu parles !
Sidney : humm...Un crâneur qui prétend avoir la terre a lui tout seul mais qui n'a pas assez de tunes pour s'acheter des chaussures potables pour jouer ?


Je sais qu'avec ce genre de mec, je ferais mieux de me taire, mais j'y peux rien, mes vieux démons prennent le dessus. Sûrement le fait d'être éduqué par un homme et qui a appris à ne pas se laisser faire devant des basketteurs. Bref, avec ma réplique, mon interlocuteur se taie et ses potes se contentent de rire ou de me huer. Le mec continue de me regarder sans rien dire, admirant peut-être ma répartie. De toute manière, ses amis commencent à m'énerver avec leurs remarques à deux balles, mais je constate que la jeune fille de tout à l'heure n'a même pas levée les yeux vers moi. Selon moi, elle n'a pas sa place ici, elle se contente d'écouter les moqueries de sa bande sans vraiment rechercher à se bagarrer. Au même moment, le garçon de t'haleur semble avoir retrouver la parole...

__: Et bien permet moi de te détromper ! Je me présente Blaise mais tout le monde m'appelle Cannibale et eux....C'est ma bande, les Cannibales ! Au lieu de faire ta maligne, tu vas dégager d'ici vite fait et plus vite que ça !...Tu n'as rien a faire ici et encore moins sur mon terrain.
Sidney : Je ne cherche pas la bagarre ! Je m'en vais !
Blaise : C'est bien ce qui me semblait ! Une grande gueule mais pas plus que ça !
Sidney : Je crois que nous avons un point commun !
Blaise : Ecoute chérie, je te trouve très charmante et je vois que tu ne connais pas la politesse et je crois que c'est bien pour ça qu'entre nous, ca ne pourra jamais le faire.
Sidney : T'as raison ! Moi je perds pas mon temps à parler avec des abrutis !
__ : YO !
Blaise : (silencieux) C'est pas vrai, encore eux !
__ : Je peux savoir de quel droit tu te permets de signifier aux touristes que tu es le propriétaire de ce terrain ?
Blaise : Tu tombes toujours à pic Duncan !
Duncan : Ouais ! Maintenant, tu prends tes chiens de gardes et tu débarrasses le planché !
Blaise : Tu me connais assez pour savoir que je fais jamais ce qu'on me dit ?
Duncan : C'est vrai, c'est un peu trop facile de te le dire poliment ! Tires toi d'ici et tout de suite !
Blaise : On se retrouvera l'ami ! (Parlant a ses potes) On y va !



Quelle autorité ! Le jeune homme blond, apparemment Duncan et sa bande sont intervenus au bon moment. Je pense que ces deux bandes doivent être rival. Dans tous les cas, il est vrai que ceux là m'ont bien sauvé la mise mais après tout, s'il n'aurait pas été là, je serais parti. Le gang des Cannibales prit congé. Je me retourne et découvre une bande aussi complète que celle qui vient de m'agresser, toutefois, ceux-ci sont plus naturels. Des jeunes filles sont dans l'équipe, sûrement avec leurs copains étant donné qu'ils sont ensemble. D'après ce que je viens de voir, apparemment ce terrain est l'enjeu de ces deux équipes. Je reprends mes esprits et je constate que le jeune homme qui m'a remis en place le Cannibale s'approche de moi. Je vis qu'il a les yeux noisette, un visage doux malgré des expressions de rebelles. Quelque chose m'intrigue chez lui, sous des airs charmeurs, ses traits sérieux et robustes lui correspondent et je parierais sur une histoire douloureuse derrière tout ça. Mais qu'est ce que je dis ? Je ne fais que le regarder et j'ai l'impression de déceler sa psychologie comme dans un livre. Comme je disais celui-ci se retourne vers moi et m'adresse la parole, avec le même ton qu'avec Blaise, comme si j'étais aussi son ennemie...

Duncan : Alors c'est toi qui scouate mon terrain, le soir ?
Sidney : Ouais ! Je suis désolé, je ne savais pas qu'il était a toi !
Duncan : Ca fait plusieurs soirs que je te vois t'entraîner ici. Je viens ici tous les soirs et je t'ais regarder !
Sidney : Désolé ! Je t'embêterais plus t'inquiètes ! Tu ne me reverras plus ici !
__ : Qui t'a dit de partir ?


D'un coup, une jeune fille aux cheveux blonds et bouclés prend la parole en venant vers moi. En finissant sa phrase, elle s'appuie sur le jeune homme en face de moi. Etrangement, je reconnais les mêmes traits, une certaine ressemblance et complicité les rapprochent mais peut-être que je me trompe...

__: Ne sois pas impressionner par mon frère ! Il peut parfois être effrayant quand on est nouvelle ! Je m'appelle Izzie !
Sidney : Salut !
Duncan : J'ai un peu de mal avec les touristes !
Izzie : Ca fait longtemps que t'es arrivée ?
Sidney : Quelques semaines !
Izzie : T'en fais pas, tu vas vite t'habituer à cette ville !
Duncan : Je suis assez surpris de toi !
Sidney : Comment ça ?
Duncan : Ca fait plusieurs fois que j'ai regardé ton jeu, tu te débrouilles ! Mais perso, je m'attendais à avoir un mec en face de moi !
Sidney : C'est ça quand on a un cliché de la femme qui reste au foyer et qu'on est un poil macho !
Izzie : En tout cas, elle a du répondant !
Duncan : Hum !
Izzie : Lui, c'est Duncan, mon frère ! Et tous les autres, là bas, c'est les ''Traigs''. Notre bande !
Sidney : Je suppose que les Cannibales, ce sont vos ennemis !
Duncan : Rien ne peut t'échapper décidemment !
Izzie : En effet, si tu veux être une peste, tu n'as qu'à aller avec eux, ils sont forts pour rendre les filles bien en vraies traînées !
Sidney : Pourtant la seule que j'ai vue ne correspondait pas du tout à cette image ?
Izzie : Hey en plus d'avoir du répondant, t'as du vocabulaire ! Dommage que tu ne sois pas dans une ville qui te permettrait de l'exploiter. Ici, tu le perdras très rapidement.
Duncan : Allez on décolle !
Izzie : Mais on vient juste d'arriver ?
Duncan : On a plus rien à faire ici ! Ne reviens plus jamais ici !
Sidney : Ok !
Izzie : Salut !
Sidney : Oh fait...Merci !
Izzie: De rien ! A plus !


La petite blonde me fit un signe d'adieu en suivant son frère. Duncan doit être le leader de la bande puisque ses amis suivent sa trace. En tout cas, cette Izzie est très gentille et malgré l'image que le jeune homme a voulu donné de lui, Duncan doit être généreux. Sinon, je ne comprends pas pourquoi il s'est interposé sans aucune raison, pourquoi ne pas jouer ? Je laisse tomber mon ballon de dessous mon bras, espérant que son bruit sous le choc du sol, fera comme une provocation et décidera les joueurs à venir s'amuser avec moi...mais je me suis trompé ! Les garçons avec leurs copines prennent leurs voitures et leurs motos pour certains et partent du terrain. Dorénavant, je commence a comprendre d'où mets venu cette sensation d'être observer. Moi ? Un mec ?...En même temps, avec mon survêtement, j'essayerais être discrète...et aussi, ressembler a mon père. J'arrête le ballon, cette soirée s'est terminée pour moi. Normalement, puisque le terrain est tranquille et hors de provocation, je peux continuer de jouer mais tout ceci ma coupé dans mon jeu. J'emboîte le pas afin de rentrée chez moi.

La routine a la particularité d'être ennuyante(Sidney)

# Posté le dimanche 05 avril 2009 11:08

Modifié le mercredi 08 avril 2009 15:53